Pourquoi être pluridisciplinaire ?

Et à quoi cela sert t-il ?

Mon parcours a d’abord commencé par un Doctorat en physique, puis la biologie qui m’a fait pénétrer la complexité du vivant et pour finir l’anthropologie, la psychanalyse adlérienne et le coaching sont venus compléter de façon évidente et naturelle cet itinéraire de « cherchant ».

Loin d’être qu’une accumulation de connaissances théoriques, ce parcours m’a permis de mieux comprendre le monde de la matière et du vivant, de prendre conscience de mes croyances occidentales notamment lors de longs séjours chez les peuples premiers .

Tout grand créateur a toujours eu une approche pluridisciplinaire qu’il s’agisse de Newton imprégné d’ésotérisme et de théologie, Einstein de philosophie et de mysticisme ou encore François Jacob et Pierre Gilles De Gennes, de peinture et de connaissances artistiques, …la liste est longue !

Chacun fut certes, un maitre dans sa discipline, mais leur intérêt pour d’autres champs disciplinaires les a hissés au rang de créateurs et non pas seulement à celui de techniciens aussi brillants soient ils !

La vie résidant plus dans les liens, interactions, échanges entre les choses que les choses en elles mêmes, le sel de la vie est donc principalement la Reliance.

Aussi une discipline  sans lien avec les autres est par conséquent une discipline morte.

Les découvreurs du XXIe siècle qui se devront d’être impérativement pluridisciplinaires feront émerger une nouvelle spécialité : le spécialiste généraliste !!

La science analytique a généré progrès et problèmes surtout sociétaux, économiques, écologiques….qui ne peuvent être résolus avec le même esprit analytique qui les a précisément crée !

Les spécialistes savent surtout  démonter et réparer une voiture alors que les généralistes savent la conduire !

 

Comme l’écrivait Georges Bernard Shaw :

«  À force de connaitre tout sur rien (le spécialiste) on fini par connaitre rien sur tout ».

 

Après avoir connu une longue errance dans la territorialité disciplinaire, nous y sommes !…Les temps sont venus à la déterritorialisation des savoirs, à l’alliance entre les sciences dites dures entre elles mêmes, les sciences humaines entre elles et surtout entre les sciences dures et les sciences humaines.

 

Et comme c’est la beauté qui sauvera le monde comme nous dit le bon Boileau, il ne faut pas oublier dans cette nouvelle alliance,  l’union avec l’art. 

Loin d’être un luxe cette alliance sera la véritable antidote à la laideur de ce monde uniformisé et dévitalisé.

 

Arrêtons de  XXIe siècle avec les outils du XIXe !!

 

Christian Hagen